Guide pratique

Visiter la Bourgogne sans voiture : trains, vélo et chauffeur

Visiter la Bourgogne sans voiture est tout à fait possible, et dans le vignoble c’est souvent le choix le plus sage. Voici comment arriver, comment circuler entre les villages et ce que chaque solution permet vraiment, vu depuis le cœur du vignoble de Bourgogne du Sud.

Publié le 11 octobre 2026 · MCM Prestige

Pourquoi se passer de voiture dans le vignoble

Visiter la Bourgogne sans voiture peut sembler une contrainte, et pourtant, dans le vignoble, c’est souvent la façon la plus confortable de voyager. Une vraie dégustation ne s’arrête pas à un verre : un domaine familial vous fera volontiers goûter cinq ou six vins, parfois davantage, de la cuvée la plus simple au plus vieux millésime de la cave. Recracher est parfaitement admis, mais rares sont ceux qui le font toute la journée, et personne ne vient à Pouilly-Fuissé pour déguster en pensant à la route du retour.

Les règles françaises sont strictes et s’appliquent à tout conducteur sur les routes de France, quel que soit le pays qui a délivré le permis. La limite légale est de 0,5 gramme d’alcool par litre de sang, et de 0,2 gramme seulement pendant les premières années de permis. Dans les faits, deux ou trois verres de dégustation peuvent suffire à l’atteindre. Ajoutez des chemins étroits entre les vignes, une signalisation qui suppose que vous connaissez déjà la route et des domaines cachés derrière les murs des villages : on comprend pourquoi tant de visiteurs préfèrent confier le volant à quelqu’un d’autre.

Arriver en train ou en avion : Paris, Lyon et Genève

Depuis Paris, les TGV les plus rapides relient la gare de Lyon à Mâcon-Loché TGV en une heure et demie environ. La gare est posée en lisière des vignes de Loché, à quelques minutes de Pouilly-Fuissé : une porte d’entrée remarquable, puisque vous pouvez être au milieu des vignes une dizaine de minutes après être descendu du train. Attention, ce n’est pas la même gare que Mâcon-Ville, en centre-ville : vérifiez celle qui figure sur votre billet avant d’organiser votre prise en charge.

Depuis Lyon, les TER relient Lyon Part-Dieu à Mâcon-Ville plusieurs fois par jour, en quarante-cinq minutes à une heure environ selon les arrêts. L’aéroport de Lyon Saint-Exupéry est à environ une heure de Mâcon par la route. Depuis Genève, il n’existe pas de train direct pour Mâcon : comptez une correspondance, en général à Bourg-en-Bresse ou à Lyon, et environ trois heures de trajet. Par la route, Genève et son aéroport sont à deux heures environ, ce qui explique que beaucoup de voyageurs arrivant à Genève choisissent un transfert privé.

Trains régionaux et cars : utiles, mais limités

Dans la région, le rail suit la vallée de la Saône : Chalon-sur-Saône, Tournus, Mâcon, puis les petites gares du Beaujolais comme Romanèche-Thorins et Belleville avant Lyon. C’est une façon agréable d’aller de ville en ville, et certains TER omnibus vous déposent non loin des crus du Beaujolais. La difficulté, c’est que les villages viticoles sont accrochés aux coteaux, à plusieurs kilomètres de la voie ferrée, et que le dernier tronçon se fait rarement à pied dans de bonnes conditions.

Les cars comblent une partie du manque. Le réseau régional Mobigo propose une ligne de Mâcon à Cluny, prolongée jusqu’à Chalon-sur-Saône par Taizé et Cormatin, le trajet de Mâcon à Cluny prenant un peu plus d’une demi-heure. C’est une bonne solution pour une journée à l’abbaye de Cluny. Pour les dégustations, en revanche, horaires et arrêts correspondent rarement aux heures d’ouverture des domaines, et la desserte est plus maigre les dimanches et jours fériés. Vérifiez toujours les horaires en vigueur avant de compter sur un car pour le retour.

À vélo : la Voie Verte et la Voie Bleue

La Bourgogne du Sud est l’un des coins de France les plus agréables à vélo. La Voie Verte de Bourgogne du Sud, créée en 1997 sur une ancienne voie ferrée, fut l’une des premières voies vertes du pays. Elle part des abords de Chalon-sur-Saône, traverse le vignoble de Givry jusqu’à Cluny, puis continue vers Mâcon par le tunnel du Bois Clair, long d’environ 1,6 kilomètre et ouvert aux cyclistes. Le long de la rivière, la Voie Bleue suit le chemin de halage de la Saône, de Tournus à Mâcon puis vers Lyon, presque sans dénivelé.

On loue des vélos et des vélos électriques dans plusieurs villes de ces itinéraires. Deux précautions toutefois. Les voies vertes sont douces, mais les routes qui montent vers Solutré, Vergisson ou les crus du Beaujolais grimpent franchement, et l’assistance électrique change tout. Et pédaler après une dégustation pose la même question que conduire. Beaucoup de visiteurs trouvent le bon équilibre en roulant le matin, puis en se faisant récupérer pour un après-midi de dégustations.

Taxis, applications de VTC et chauffeur privé

Les taxis sont présents à Mâcon et dans les villes plus importantes, mais dans les villages ils sont rares, et beaucoup consacrent une grande partie de leur journée au transport médical. Les applications de VTC couvrent bien Lyon et très peu la campagne : ne comptez pas trouver une voiture depuis votre téléphone à la sortie d’une dégustation à Vergisson ou à Fleurie. Si vous optez pour le taxi, réservez l’aller et le retour à l’avance, en donnant le nom exact du domaine plutôt que celui du village.

Un chauffeur privé, réservé pour une demi-journée ou une journée, règle la question autrement : il attend, sait où se trouve réellement chaque domaine et ajuste les horaires si une dégustation se prolonge. En France, les chauffeurs VTC doivent détenir une carte professionnelle et leur véhicule porte une vignette officielle : vérifiez que la société que vous réservez est bien enregistrée. Demandez aussi si le chauffeur parle votre langue, car dans les petits domaines familiaux, c’est souvent le vigneron lui-même qui sert le vin, et il ne parle pas toujours anglais.

Une journée sans voiture, concrètement, et ce que nous pouvons faire

Une journée type pourrait ressembler à ceci : arrivée en TGV à Mâcon-Loché, première dégustation à Pouilly-Fuissé, promenade au pied de la roche de Solutré, déjeuner dans un restaurant de village, puis après-midi dans les crus du nord du Beaujolais, avant de rejoindre votre hôtel ou un train du soir. Rien de compliqué, à condition que chaque maillon soit prévu : les domaines réservés, la table retenue, des horaires réalistes.

C’est précisément ce dont s’occupe MCM Prestige, la gamme d’expériences sur mesure de Mon Chauffeur Mâconnais. Nos équipes préparent l’itinéraire et font les réservations en votre nom ; votre chauffeur-hôte, Mathis, bilingue français et anglais, conduit, raconte les villages et traduit pendant les dégustations. Certaines étapes peuvent rester une surprise jusqu’au jour même, toujours dans le sens de vos goûts. Dégustations et repas se règlent directement sur place, et le tarif par personne est annoncé avant toute réservation.

Questions fréquentes

Peut-on visiter le vignoble bourguignon uniquement en transports en commun ?

Les villes se rejoignent facilement en train, et Cluny en car, mais les villages viticoles eux-mêmes sont mal desservis. Les gares sont dans la vallée et les domaines sur les coteaux : il vous faudra un vélo, un taxi réservé à l’avance ou un chauffeur privé pour les derniers kilomètres.

La gare de Mâcon-Loché TGV est-elle proche des vignes ?

Tout près. Elle est installée en lisière des vignes de Loché, à quelques minutes des villages de Pouilly-Fuissé. C’est une gare différente de Mâcon-Ville, en centre-ville : vérifiez celle qui figure sur votre billet.

Trouve-t-on des VTC par application dans la campagne bourguignonne ?

Très peu. Les applications fonctionnent bien à Lyon, mais dans les villages du Mâconnais et du Beaujolais, il est peu probable de trouver une voiture par ce biais, surtout en fin d’après-midi. Réservez un taxi ou un chauffeur à l’avance pour le retour.

Peut-on aller d’un domaine à l’autre à vélo ?

Oui, avec un peu d’organisation. Les voies vertes et la Voie Bleue sont plates et agréables, mais les routes qui montent aux villages grimpent : un vélo électrique aide beaucoup. Gardez à l’esprit que pédaler après plusieurs dégustations demande la même prudence que conduire.

Faut-il réserver les dégustations à l’avance ?

Pour la plupart des domaines familiaux, oui. Beaucoup reçoivent uniquement sur rendez-vous, et la personne qui vous accueille est souvent le vigneron, qui peut être à la vigne ou en cave. Réserver quelques jours avant, davantage en haute saison, reste le plus sûr.

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